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Intervention dans la discussion générale de la proposition de loi portant renforcement de l'efficacité de la lutte antiterroriste
Séance du mardi 2 février 2016
 

Mme la présidente. La parole est à M. Jean Louis Masson.

M. Jean Louis Masson. Madame le président, monsieur le garde des sceaux, mes chers collègues, si nous sommes réunis aujourd'hui pour voter cette proposition de loi, c'est bien parce que, au cours des dernières années, la France a été victime d'attentats terroristes sans précédent. Or il est affligeant que, sous l'influence de la pensée unique, on refuse de regarder la vérité en face. Ainsi, les médias, les grands partis politiques et les soi-disant intellectuels bien-pensants prétendent qu'il ne faut pas faire d'amalgame et qu'il ne faut surtout pas parler des racines de ce terrorisme.

Cela n'a pas de sens, car personne ne pense un seul instant que tous les musulmans sont des terroristes ou que toutes les personnes issues de l'immigration sont dangereuses.

Mme Éliane Assassi. Vous voulez dire qu'il y en a !

M. Jean Louis Masson. En revanche, il faut avoir le courage de dire que les récents attentats terroristes ont été absolument tous commis par des musulmans extrémistes,…

M. Jean Louis Masson. … lesquels étaient quasiment tous issus de l'immigration. (Exclamations sur les travées du groupe CRC.)

Mme Éliane Assassi. Ça y est : il l'a dit !

M. Jean Louis Masson. Il faut aussi cesser de travestir la vérité en prétendant que ces actes terroristes ne seraient le fait que de quelques illuminés. En effet, partout dans le monde, des pays sont mis à feu et à sang au nom de l'extrémisme musulman. Ce ne sont donc pas des cas isolés, comme le prouvent aussi bien les attentats du 11 septembre aux États-Unis, que ce qui se passe aujourd'hui au Mali, en République centrafricaine, au Tchad, au Cameroun et dans de nombreux autres pays.

En France aussi, rappelez-vous les attentats contre Charlie Hebdo : au cours de la semaine qui a suivi, des milliers, voire des dizaines de milliers de collégiens ou de lycéens issus des quartiers ont refusé de respecter la minute de silence et se sont ostensiblement réjouis de cet attentat. (Protestations sur les travées du groupe CRC.)

Un sénateur de l'UDI-UC. Cela n'a rien à voir !

M. Jean Louis Masson. C'est bien la preuve qu'il s'agit d'un problème beaucoup plus profond que de simples actes isolés.

De plus, outre le terrorisme stricto sensu, il faut également citer la criminalité de ceux qui rejettent les valeurs de notre société. Nos voisins allemands s'en sont rendu compte avec les agressions du nouvel an à Cologne et dans d'autres villes allemandes ; plus de 600 femmes ont porté plainte pour attouchements sexuels ou pour viol. Cependant, en Allemagne, les autorités ont au moins fini par reconnaître la réalité en indiquant que les bandes d'agresseurs étaient « des personnes de type nord-africain ou arabe ».

Mme Nicole Bricq. Et l'attentat du cinéma Saint-Michel ?

M. Jean Louis Masson. Un tel constat serait impensable en France, où les tenants de la pensée unique et de la langue de bois…

M. Alain Néri. C'en est un bel exemple !

M. Jean Louis Masson. … refusent qu'on dise la vérité.

La proposition de loi qui nous est soumise n'est certes pas négative dans sa finalité, mais elle est insignifiante par rapport à l'ampleur du problème. C'est tout l'avenir de la France qui est en jeu, et cela suppose une vision d'ensemble, avec notamment une action plus dissuasive face aux dérives de l'immigration et du communautarisme.

Mme Éliane Assassi. Chassez le naturel, il revient au galop !

M. Jean Louis Masson. Cela suppose une expulsion systématique des étrangers en situation irrégulière ou des faux demandeurs d'asile. Cela suppose aussi que l'on expulse ceux des étrangers qui rejettent nos valeurs ou qui abusent de notre hospitalité en multipliant les crimes ou les délits. (C'est terminé ! sur les travées du groupe CRC.)

Mme la présidente. Il faut conclure, mon cher collègue !

M. Jean Louis Masson. En conclusion, il est clair que si nous voulons vraiment lutter contre le terrorisme, il faut prendre le mal à la racine. Il faut réagir de manière très ferme contre les dérives communautaristes qui sont le terreau de la radicalisation. (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)

M. Jean Louis Masson. Si on ne le fait pas, les extrémistes musulmans d'aujourd'hui bénéficieront demain d'une base de recrutement leur permettant de renouveler et d'accroître encore leurs effectifs.


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