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Explications  de vote sur le projet de loi relatif au droit des étrangers en France
Séance du mardi 13 octobre 2015
 

M. le président. La parole est à M. Jean Louis Masson, pour les sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe.

M. Jean Louis Masson. À entendre certaines interventions, on a l'impression d'être dans un régime de pensée unique. On a l'impression qu'on ne peut pas, dans cette assemblée et dans notre société, avoir un avis sur l'immigration qui soit divergent de ce que pensent les soi-disant bien-pensants. Je le dis très clairement : je suis hostile à l'immigration, pour des raisons qui sont à la fois conjoncturelles et structurelles.

Tout d'abord pour des raisons conjoncturelles… (Protestations sur les travées du groupe socialiste et républicain, du groupe CRC et du groupe écologiste.) Quand je vous disais qu'on est dans la pensée unique ! On n'arrive même plus à s'exprimer. C'est honteux !

M. le président. Mes chers collègues, je vous en prie.

M. Jean Louis Masson. Pour des raisons conjoncturelles tout d'abord. Au moment où nous connaissons le chômage et des difficultés économiques considérables, ce n'est certainement pas nécessaire de charger la barque, en créant des charges et des difficultés supplémentaires.

Mme Éliane Assassi. Quelle image !

M. Jean Louis Masson. Mes chers collègues, actuellement une veuve d'agriculteur touche beaucoup moins que ce que touche un immigré qui vient chez nous et qui n'a jamais travaillé pour la France. (MM. David Rachline et Stéphane Ravier applaudissent. – Protestations sur les travées du groupe socialiste et républicain, du groupe CRC et du groupe écologiste.)

Il ne faut pas s'étonner du résultat des élections, avec de tels irresponsables de la pensée unique.

Je suis également hostile à l'immigration pour des raisons structurelles. Par le passé – et mon département en est un exemple –, nous avons eu d'énormes vagues d'immigration, des Polonais, des Italiens, des Portugais, et ces gens ne posaient pas de problème ! (Nouvelles protestations sur les mêmes travées.)

M. Didier Guillaume. Vous avez la mémoire courte !

M. Jean Louis Masson. Il faut avoir le courage de le dire ! Ça a été également le cas pour les gens venus du Sud-Est asiatique. (Même mouvement.)

Monsieur le président, si je ne peux m'exprimer, ça ne va pas.

M. le président. S'il vous plaît, laissez s'exprimer l'orateur !

M. Jean Louis Masson. La pensée unique s'excite !

Comme je le disais, ça a été le cas également des gens qui venaient du Sud-Est asiatique. Et très souvent, les enfants de ces personnes étaient les premiers de la classe. Actuellement, avec des gens qui viennent d'autres endroits, ce ne sont ni les premiers de la classe (Protestations sur les travées du groupe socialiste et républicain, du groupe CRC et du groupe écologiste.)… Mais oui ! Et c'est vrai !

M. Dominique Bailly. C'est une honte !

M. Jean Louis Masson. Monsieur le président, j'attends : je veux parler pendant trois minutes.

M. le président. Mes chers collègues, laissez l'orateur s'exprimer. Poursuivez, monsieur Masson.

M. Jean Louis Masson. Par le passé, l'immigration conduisait à l'assimilation. Aujourd'hui, l'immigration conduit au communautarisme. Il existe actuellement des quartiers où on ne va plus.

Mme Éliane Assassi. Arrêtez de raconter n'importe quoi !

M. Jean Louis Masson. Ce sont les mêmes gens qui sont dans ces quartiers. J'estime qu'il n'est pas pensable qu'on ait aujourd'hui des piscines où on sépare les hommes et les femmes.

Mme Éliane Assassi. Vous mélangez tout !

M. Jean Louis Masson. Il n'est pas pensable que l'on fasse des menus communautaristes dans les cantines scolaires.

Je voudrais terminer, mesdames et messieurs. On nous a dit tout à l'heure… (C'est fini ! sur des travées du groupe socialiste et républicain et du groupe CRC.)

Monsieur le président, je souhaite m'exprimer.

M. le président. Vous avez trente secondes de plus.

M. Jean Louis Masson. M. le président m'accorde trente secondes de plus face aux tenants de la pensée unique !

M. Jean Louis Masson. On nous a dit tout à l'heure que l'immigration avait conduit à des gens qui étaient des Français remarquables. C'est vrai : Necker, Mme Curie, etc. Il s'agissait de Français remarquables.

Mme Éliane Assassi. Et les ouvriers dans les entreprises !

M. Jean Louis Masson. Mais j'aurais voulu que la liste soit prolongée… Or Mohammed Merah ou Coulibaly, ce sont les terroristes d'aujourd'hui. L'immigration d'aujourd'hui, ce sont les terroristes de demain ! (Ouh ! et vives protestations sur les travées du groupe socialiste et républicain et du groupe CRC.)


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