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Intervention dans la discussion générale de la proposition de loi visant à faciliter le désenclavement des territoires
Séance du mercredi 20 février 2019

M. le président. La parole est à M. Jean Louis Masson.

M. Jean Louis Masson. Monsieur le président, madame le ministre, mes chers collègues, le TGV Est fut la première ligne pour laquelle les collectivités territoriales ont été amenées à payer une quote-part financière.

M. Bruno Sido. C'est exact !

M. Jean Louis Masson. La SNCF s'était engagée, en échange, à offrir une desserte cadencée et régulière des villes de Metz et de Nancy notamment, mais celle-ci s'est effritée au fil des années. Ainsi, deux TGV d'une rame ont fini par être remplacés par un seul de deux rames, ce qui n'offre pas du tout le même service, à tel point que la desserte actuelle est moindre que du temps des trains Corail.

Le comble, c'est que la SNCF a trouvé le moyen, paraît-il pour réaliser des économies, de faire passer les TGV desservant Metz par Nancy ! Les trains Corail mettaient deux heures cinquante pour relier Metz à Paris. Avec le TGV, on met finalement le même temps, puisqu'il faut changer à Nancy au bout d'une heure vingt-cinq et prendre un transport express régional, le Métrolor, pour rejoindre Metz ! La seule différence avec le passé, c'est qu'il y avait alors plus de trains Corail. C'est une honte, madame la ministre ! C'est scandaleux !

Je veux saluer ici notre collègue Jean-Marc Todeschini, qui s'est très bien mobilisé sur le dossier en lançant l'une des pétitions. (Exclamations amusées sur les travées du groupe socialiste et républicain.)

Que ceux qui tolèrent cette situation ne viennent pas ensuite nous parler de desserte des territoires ruraux ! Nous avions, à un moment, des plages horaires de trois heures sans liaison, et la SNCF voulait encore supprimer un train, ce qui aurait conduit à une absence de desserte pendant cinq heures ! (M. Bruno Sido s'exclame.)

Où va-t-on, madame le ministre ? On se moque du monde ! Ce n'était pas la peine de construire une ligne TGV qui a coûté les yeux de la tête pour avoir, au final, des trains qui ne circulent pas plus vite que les anciens Corail et qui sont moins nombreux que ces derniers.

Je vous ai posé un certain nombre de questions écrites, madame la ministre. Ce serait sympathique d'y répondre, je vous le dis en passant.

M. Bruno Sido. En effet !

M. Roger Karoutchi. Il y en a tellement ! (Sourires.)

M. Jean Louis Masson. Il est vrai que, si vous mettez autant de temps à répondre à mes questions que la SNCF pour faire Paris-Metz via Nancy, je ne risque pas d'être servi de sitôt ! (MM. Bruno Sido et Roger Karoutchi s'esclaffent.)

Je vous remercie donc par avance de répondre à mes questions.


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