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Intervention dans le débat sur la situation de la Grèce et les enjeux européens
Séance du mercredi 8 juillet 2015
 

M. le président. La parole est à M. David Rachline, pour la réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe.

M. David Rachline. Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, voilà où mène l'idéologie ! Voilà où mène votre idéologie imposée contre leur volonté aux nations du Vieux Continent ! Seulement, la nation qui a vu naître la démocratie vient de vous dire « stop » ! Ce n'est certes pas la première fois qu'un peuple dit « non » à l'oligarchie de l'Union européenne, et ce « non » grec est une réplique au « non » français de 2005 !

Cette crise souligne que la construction idéologique de l'euro visait deux objectifs : continuer la déconstruction des nations européennes et, dans le même temps, satisfaire les appétits avides des financiers et des banquiers ! Ne me dites pas que c'est faux ou qu'il s'agit de « fantasmes d'europhobes », selon votre expression favorite. (M. David Assouline s'exclame.) Il suffit de se rappeler les millions récupérés par les banques pour maquiller les comptes de la Grèce, mais surtout de voir l'évolution de la dette grecque depuis que le pays vit sous le diktat de la troïka…

M. David Assouline. C'est incompréhensible !

M. David Rachline. La dette n'a pas seulement augmenté, elle a doublé ! Cela tient au fait que, au-delà des problèmes structurels indéniables de la Grèce et pour lesquels les Grecs doivent trouver des solutions, les technocrates bruxellois se sont lancés dans une course en avant pour sauver l'euro de façon idéologique avec des plans de renflouement qui ont coûté des milliards aux contribuables français, pour rien,…

M. David Assouline. Votre temps de parole est écoulé !

M. David Rachline. L'UMP comme le PS ont votés ces plans, alors que nous dénoncions déjà leur inutilité et leur coût pour les Français !

M. le président. Veuillez vous orienter vers votre conclusion, monsieur le sénateur !

M. David Rachline. Pour terminer, je souhaiterais citer Philippe Séguin qui, en 1992, disait à la tribune de l'Assemblée nationale : « Rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin. On ne joue pas impunément avec les peuples et leur histoire. » (Protestations sur les travées du groupe socialiste et républicain.)

M. David Assouline. On n'a rien compris !

 


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