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Intervention dans la discussion générale du projet de loi prorogeant l'application de la loi n°55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence
Séance du mercredi 20 juillet 2016

 

M. David Rachline. Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, l’islamisme radical a encore frappé notre patrie, en utilisant, une nouvelle fois, l’arme du terrorisme, arme des lâches ! Ce n’est pas le terrorisme qui nous fait la guerre, car il n’est qu’un moyen ; c’est bien une idéologie mortifère, incarnée par l’État islamique et par ses soldats disséminés de par le monde, que nos responsables politiques successifs ont malheureusement laissé s’installer dans un certain nombre de nos villes.

Monsieur le Premier ministre, vous expliquiez l’autre jour que nous avons fermé les yeux, partout en Europe et aussi en France, sur la progression des idées extrémistes salafistes. Il était temps de le reconnaître ! En dix-huit mois, quelque 236 personnes ont été tuées par nos ennemis et – il faut le dire très clairement – elles ont aussi été victimes de la lâcheté de nos dirigeants. Aussi, monsieur le Premier ministre, nous sommes en droit d’attendre de votre part, a minima, un peu plus de modestie !

Comment d’ailleurs ne pas être profondément en colère alors que nous vous mettons en garde depuis des décennies sur les risques de vos politiques. Plutôt que de nous caricaturer, de nous mépriser et de stigmatiser les Français qui soutiennent nos idées, vous auriez mieux fait de nous écouter. (Murmures sur les travées du groupe socialiste et républicain et du groupe Les Républicains.)

Cette situation a été rendue possible par vos politiques faites de communautarisme, d’immigration massive, d’un sentiment d’impunité pour les voyous chers à votre ancienne garde des sceaux (Protestations sur les travées du groupe socialiste et républicain.), de diplomatie pour le moins hasardeuse, ou encore de la réduction de nos forces de sécurité entreprise pour se soumettre au diktat d’austérité de l’Union européenne !

Nous aurions préféré avoir tort, mais, malheureusement, les événements tragiques nous ont donné raison.

M. Bruno Sido. Tout cela vous arrange…

M. David Rachline. Ces mots sont ceux que j’ai prononcés il y a huit mois, et j’ai le sentiment, comme de nombreux Français, comme les Niçois qui vous ont hué tout en acclamant les forces de secours, que rien n’a changé et que, à part des paroles, aucune mesure efficace n’a été prise.

Vous dites, monsieur le Premier ministre, que tout ce qui permet l’efficacité doit être examiné avec le plus grand intérêt. Aussi, je vous rappelle certaines mesures que nous portons depuis longtemps et qui nous paraissent, quant à elles, utiles et nécessaires : contrôle des frontières nationales, donc fin de Schengen ; expulsion de tous les imams radicaux ; fermeture de tous les lieux de culte salafistes, notamment ceux qui sont soutenus par l’Union des organisations islamiques de France, l’UOIF ; politique étrangère moins idéologique ; arrêt de l’accueil de tous les clandestins ; enfin, expulsion de tous les étrangers condamnés pour des faits graves.

Moins de « com », moins d’idéologie, moins de coups de menton et plus d’action : voilà la véritable recette pour gagner cette guerre contre le péril islamiste !

Je n’oublie pas non plus la responsabilité directe que porte également le chef du parti Les Républicains, qui semble avoir oublié que, il y a seulement quelques années, il était aux responsabilités ! (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)

Il semble avoir oublié les quelque 66 000 suppressions de postes dans nos forces de sécurité et dans nos armées, la fin de la double peine, sans laquelle le terroriste de Nice n’aurait, en principe, pas pu se trouver en France, ou encore la guerre qui a mené au chaos en Libye, où trois de nos soldats, dont je salue bien sûr la mémoire, viennent encore de tomber au champ d’honneur. Il est plus que temps alors que la démagogie sarkozienne cesse ! (Mêmes mouvements.)

Nous voterons la prorogation de l’état d’urgence, parce que c’est mieux que rien et que nous nous réjouissons des légères avancées proposées dans ce texte par la majorité sénatoriale. Mais non, monsieur le Premier ministre, nous ne voulons pas nous habituer à vivre avec le terrorisme islamiste : les Français veulent et sont en droit d’attendre, que le Gouvernement combatte sans répit et avec détermination ces islamistes radicaux.

Vivre avec, c’est renoncer ; vivre en luttant, c’est être sûr de la victoire et résister. Si vous ne souhaitez pas vous donner les moyens de gagner cette guerre, laissez donc la place : d’autres sont prêts à lutter, d’autres sont prêts à défendre les Français, d’autres sont prêts à défendre la mère patrie ! (M. Stéphane Ravier applaudit.)

 


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