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M. le président. La parole est à M. Stéphane Ravier.

M. Stéphane Ravier. Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, il me semble tout d’abord nécessaire de souligner que, sous le vocable « réfugié », très vite devenu unique et obligatoire, se cache une très forte disparité d’individus.

S’il existe à n’en pas douter quelques véritables réfugiés qui fuient la guerre, un grand nombre d’entre eux, pour ne pas dire la majorité, constituent en réalité une immigration économique. (Mme Éliane Assassi s’exclame.)

En outre, les images de ces cohortes humaines – 10 000 entrées par jour, a-t-on entendu ici tout à l’heure –, dont les médias nous inondent chaque jour, démontrent qu’il s’agit là d’une population essentiellement masculine et relativement jeune.

M. Jean-Yves Leconte. Ce n’est pas exact !

M. Stéphane Ravier. Une force qui devrait amener ces populations non pas à quitter leur pays mais, au contraire, à y rester pour le défendre et pour défendre leurs familles, qu’elles ont manifestement laissées derrière elles. (Mmes Esther Benbassa et Éliane Assassi s’exclament.) Ne fait pas Verdun qui veut !

M. Alain Néri. Parlez de ce que vous connaissez !

Mme Éliane Assassi. On va vous y envoyer ! Allez-y et n’en revenez pas !

M. Stéphane Ravier. Quant à l’accueil à proprement parler, force est de constater qu’il est imposé à ceux qui vont devoir, que cela leur plaise ou non, vivre aux côtés de ces populations : j’ai nommé les Français !

Nos compatriotes, celles et ceux qui nous ont élus, sont les grands oubliés, une fois de plus, de ce faux débat…

M. Alain Néri. C’est honteux !

M. Stéphane Ravier. … qui, chacun le sait, se conclura dans un bel élan d’humanisme et, selon la formule consacrée par M. le ministre de l’intérieur, par l’application de la tradition d’accueil séculaire de la France, héritée de 1793…

Mme Éliane Assassi. Que cela vous plaise ou non, c’est ainsi !

M. Stéphane Ravier. … et qui fait l’honneur et les valeurs de la République. Rangez vos mouchoirs !

Nous savons pertinemment que ce gouvernement, comme les précédents, ne s’intéresse plus à ce que souhaitent nos compatriotes, alors qu’il devrait imiter et non fustiger la Hongrie, qui a sagement et démocratiquement appelé son peuple à se prononcer par la voie du référendum, consciente que le phénomène qui la touche engage son avenir comme il engage le nôtre.

Mme Éliane Assassi. Ça vous ressemble bien !

M. Stéphane Ravier. Tant de raisons justifient que nous nous opposions à cette déferlante migratoire !

La première : nous n’avons pas les moyens d’appliquer votre idéologie, avec une dette abyssale, 6 millions de chômeurs, 8 à 9 millions de pauvres, une crise du logement et, à Marseille, des écoles qui s’effondrent. La Déclaration des droits de l’homme et autres discours coupés des réalités ne suffiront pas à absorber cette misère. (Mmes Esther Benbassa et Éliane Assassi s’exclament.)

M. Alain Néri. Il perd la raison !

M. Stéphane Ravier. Nul doute cependant que cette manne bon marché qui acceptera de travailler pour des salaires au rabais fera le bonheur du MEDEF, qui imitera ainsi son modèle allemand.

M. Maurice Vincent. Ce n’est pas le sujet !

M. Stéphane Ravier. Cette concurrence déloyale de l’intérieur, nos compatriotes devront la subir,…

Mme Éliane Assassi. Vous dites n’importe quoi !

M. Stéphane Ravier. … puisque les syndicats, qui sont pourtant censés les défendre, sont favorables à l’accueil et donc à l’exploitation de ces populations.

Mme Éliane Assassi. Vous êtes haineux !

M. Stéphane Ravier. Il n’y a pas que les passeurs qui s’enrichissent sur le dos de la misère.

M. Christian Favier. Il y a le Front National !

M. Stéphane Ravier. Quant à la cohésion et à l’identité nationales, elles n’en seront que davantage fragilisées. Il n’est qu’à observer la guerre qui se déroule à Calais et qui a plongé les habitants ainsi que les forces de police et de gendarmerie dans l’enfer de ce que vous osez encore appeler le « bien vivre ensemble ».

Quant au risque terroriste, il s’est déjà manifesté dans l’horreur que l’on sait au mois de novembre dernier à Paris (Plusieurs sénateurs du groupe socialiste et républicain frappent sur leur pupitre en signe d’impatience.) et Interpol estime aujourd’hui que 5 000 djihadistes ont pu bénéficier de l’anarchie migratoire.

M. le président. Veuillez conclure, monsieur Ravier !

M. Stéphane Ravier. Je conclus, monsieur le président. Merci de me laisser un petit peu plus de temps, comme vous l’avez fait pour les collègues qui se sont exprimés avant moi !

M. Alain Néri. Vous auriez pu ne pas commencer du tout, cela aurait été mieux !

M. Stéphane Ravier. Enfin, et ce point est souvent oublié de vos analyses, ces immigrés représentent les forces vives des pays d’origine. (M. Daniel Raoul frappe sur son pupitre en signe d’impatience.) En les acceptant et en les fixant chez nous, en attendant qu’ils fassent venir leur famille, car ils ne repartiront pas, vous privez ces pays des forces dont ils ont besoin pour se construire ou se reconstruire, et vous participez ainsi à leur appauvrissement (M. Daniel Raoul manifeste de nouveau son impatience.) et, donc, à une nouvelle émigration à venir.

Pour conclure,…

MM. Jean-Yves Leconte et Alain Néri. Ah oui !

M. Stéphane Ravier. … dans l’intérêt de tous, celui de nos compatriotes comme celui de ces populations, et forts du constat de l’échec de l’Europe à maîtriser la situation, retrouvons ici aussi notre souveraineté.

M. le président. Concluez !

M. Stéphane Ravier. En effet, le seul débat que nous devons ouvrir urgemment porte non pas sur l’accueil, mais bien sur le retour de ces populations dans leur pays d’origine.

 


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