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Intervention dans le débat sur le thème "Les collectivités territoriales et le financement des lieux de culte"
Séance du mardi 9 juin 2015
 

Mme la présidente. Je vous félicite, mon cher collègue, d'avoir strictement respecté votre temps de parole. La parole est à M. Stéphane Ravier, pour trois minutes.

M. Stéphane Ravier. Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, alors que bien des collectivités territoriales se plaignent de la baisse de leurs dotations, certaines continuent à utiliser des ressources publiques, pourtant devenues rares, pour financer des lieux de culte au mépris de la loi.

Sur ce sujet complexe, ne nous trompons pas de débat et sachons hiérarchiser les enjeux : s'agissant du financement des lieux de culte par les collectivités locales, la question principale est la pression communautariste exercée aujourd'hui sur nombre d'élus et la complaisance électoraliste de certains d'entre eux, qui leur fait utiliser jusqu'aux limites de la légalité les nombreuses possibilités offertes par la loi française.

Je pense notamment au subventionnement de projets dits « mixtes », à la fois cultuels et culturels, qui font tout pour promouvoir des identités étrangères, empêchant par là même l'accès à notre modèle républicain d'assimilation et même d'intégration. (M. François Grosdidier proteste.) Voulons-nous que l'argent du contribuable français serve à financer des lieux culturo-cultuels qui sont parfois des sites de radicalisation pouvant mener jusqu'au djihadisme, et bien souvent des vecteurs d'influence étrangère ? Votre rapport lui-même reconnaît « la fragmentation communautaire due aux liens persistants avec les pays d'origine ».

Je pourrais vous parler longtemps du triste et ô combien emblématique feuilleton de la « grande mosquée » avortée de Marseille, avortée, car elle n'était qu'un vaste champ de batailles d'influence entre pays étrangers, batailles relayées et menées par des acteurs locaux dont l'une était conseillère régionale, socialiste de surcroît. Le projet était pourtant voulu, soutenu et défendu par le premier magistrat de la ville, qui le présentait comme une vitrine de l'«'islam de France ».

D'autant que construire n'est pas tout : il faut ensuite entretenir. Dans un article en ligne du 6 avril dernier sur l « islam en France », RTL prenait l'exemple de Marseille, où, selon M. Abderrahmane Ghoul, vice-président du conseil du culte musulman de Provence-Alpes-Côte d'Azur, « sur les soixante salles qui existent, seules trois sont aux normes…

M. François Grosdidier. Sans argent, c'est difficile d'être aux normes !

M. Stéphane Ravier. … et certaines sont même frappées par des ordres de fermeture. Dieu merci,… » (Exclamations sur les travées du groupe socialiste, du groupe écologiste et du groupe CRC.) –…

M. Alain Néri. Et la laïcité ?

M. Jean-Pierre Bosino. Eh oui : et la laïcité ?

M. Stéphane Ravier. …  ce n'est que la suite de la citation, chers collègues – «… la municipalité et les autorités ferment un peu les yeux, mais ça ne peut pas durer ». Je continue ma lecture : « Le financement des mosquées pose lui aussi problème. " Il y a des ressources", avance M. Ghoul. " La viande halal, par exemple. Les grandes boucheries paient une taxe. Avec elle, on peut avancer de grands projets". »

C'est donc une autre grande question qui est posée, celle du financement involontaire, c'est-à-dire non souhaité, des mosquées. En effet, l'étiquetage halal n'étant pas généralisé, la plupart d'entre nous achètent de la viande halal sans le savoir,…

Mme Esther Benbassa. Vous vous êtes empoisonné ?

M. Stéphane Ravier. … et financent donc potentiellement la construction de mosquées, sans le savoir et sans forcément le vouloir. Là encore, Marine Le Pen est la seule à avoir eu le courage de mettre les pieds dans le plat, il y a déjà plusieurs années. (Protestations sur les travées du groupe socialiste, du groupe écologiste et du groupe CRC.)

M. Martial Bourquin. Vous n'avez pas honte de dire des sottises pareilles ?...

M. Stéphane Ravier. J'aborderai un dernier point : le financement étranger des lieux de culte. Votre rapport minimise le phénomène, en se focalisant sur le financement officiel par des États, qu'il nous faut absolument interdire. Il y a aussi une zone grise, dont on devine l'ampleur quand on lit que « les maires réclament un meilleur contrôle des flux financiers participant à la construction d'ouvrages cultuels »…

Mme la présidente. Je vous prie de conclure, mon cher collègue.

M. Stéphane Ravier. … car – et je conclus, madame la présidente –, « sur le terrain, il est souvent très difficile d'identifier précisément l'origine des fonds des porteurs de projets […], notamment lorsqu'il s'agit d'espèces ».

M. François Grosdidier. Vous voulez interdire la quête dans les églises ?

Mme la présidente. Veuillez conclure, monsieur Ravier !

M. Stéphane Ravier. On connaît l'importance des fortunes étrangères privées qui peuvent parvenir jusqu'en France par divers canaux, notamment pseudo-caritatifs. L'enjeu d'aujourd'hui n'est donc pas seulement la laïcité, mais aussi la souveraineté de notre pays. On ne pourra défendre l'une qu'en défendant l'autre ! (M. David Rachline applaudit.)

Mme Esther Benbassa. Pathétique !

 


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