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Le Mot du mois

Mars 2000 : Bernard SEILLIER, Le Forum des Sénats du Monde

C’est à mes yeux une journée très importante que nous avons vécue au Sénat le 14 Mars dernier, à l’occasion du Forum des Sénats du Monde, lors de laquelle se sont exprimés dans l’hémicycle les représentants des délégations de 50 Sénats et Secondes Chambres. Cette journée a permis de mettre en lumière la situation et les perspectives du bicamérisme dans le monde, et d’enrichir notre réflexion à la lumière des expériences des différents pays représentés. Au delà du constat porteur d’espoir que nous avons pu faire, d’une part concernant le regain et l’évolution croissante du bicamérisme dans les Parlements contemporains, et, d’autre part, la volonté commune de coopération entre les Sénats du monde, cette rencontre a été l’occasion d’approfondir notre réflexion sur la contribution du bicamérisme à la vitalité de la démocratie. Cette contribution comporte bien sûr certaines caractéristiques communes, objectives et au fond assez simples: on peut citer notamment l’application du principe de la séparation des pouvoirs, la complémentarité entre les deux Chambres qui permet que s’exerce le débat contradictoire, l’association des différentes composantes de la nation, la représentation des réalités locales, la publicité du débat législatif et politique… Il est clair que le bicamérisme est l’une des conditions indispensables d’une démocratie parlementaire. Mais au delà de ces caractéristiques générales, les échanges et débats qui ont eu lieu doivent nous inciter à mieux cerner les questions que nous devons continuer de nous poser quant aux fondements philosophiques qui animent le principe du bicamérisme, et quant à son application concrète sur le terrain. En effet, si nombreuses, variées et complexes sont les réalités sociales et politiques que nous représentons, que nous devons sans cesse avoir le souci de trouver l’équilibre entre le respect du bien de chacun et celui du bien commun. Cela est vrai à tous les niveaux. Et si le bicamérisme comme conjugaison des spécificités et de l’universalité a jusqu’ici trouvé à s’appliquer de manière exclusive dans le cadre national, le Forum du 14 mars fait directement déboucher la réflexion sur l’ordre politique international, où le bicamérisme peut rester encore pertinent au niveau de l’organisation des nations entre elles. 

Bernard SEILLIER, Sénateur de l'Aveyron


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